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Quelle est la différence entre le recours à une agence bancaire et le recours direct à une société de bourse pour passer un ordre de bourse ? |
En passant un ordre directement à une société de bourse, vous pouvez, en plus, bénéficier de conseils de professionnels du marché, à même de vous renseigner sur les caractéristiques des valeurs susceptibles d'être traitées et des risques inhérents à chacune d'elles.
De plus, vous pouvez négocier la commission d'intermédiation qui vous sera appliquée et ce, en évitant de passer par un intermédiaire supplémentaire. |
Quels sont les principaux délits boursiers ? |
Il y a trois principaux délits boursiers :
le délit d'initié, la manipulation de cours, l'information fausse ou trompeuse.
Le délit d'initié est l¿utilisation d'une information privilégiée, acquise dans le cadre professionnel, pour réaliser ou permettre sciemment de réaliser sur le marché, soit directement soit par personne interposée, une ou plusieurs opérations.
Par information privilégiée, il faut entendre toute information relative à la marche technique, commerciale ou financière d'un émetteur ou aux perspectives d'évolution d¿une valeur mobilière, encore inconnue du public et susceptible d'affecter la décision d'un investisseur.
En ce qui concerne la manipulation de cours et l'information fausse ou trompeuse, il s'agit d'exercer volontairement une maneouvre ou répandre dans le public, par des voies et moyens quelconques, des informations fausses ou trompeuses sur les perspectives ou la situation d'un émetteur de titres ou sur les perspectives d'évolution d'une valeur mobilière, de nature à agir sur les cours ou, de manière générale, à entraver le fonctionnement des marchés. |
Un investisseur peut-il déléguer la gestion de son portefeuille à une société de bourse ? |
Oui. En établissant un mandat de gestion avec une société de bourse, un investisseur a la possibilité de lui déléguer la gestion de son portefeuille.
La circulaire du CDVM n° 06/00 précise les mentions minimales devant figurer dans la convention liant l¿investisseur à la société de bourse. |
Est-il vrai que, lorsque le CDVM vise les notes d'information émises dans le cadre d'opérations d'appel public à l'épargne, il approuve lesdites opérations et atteste de la qualité de l'émetteur ? |
Non. Dans le cadre des opérations d'appel public à l'épargne, le rôle du CDVM est de contrôler que l'information qui sera diffusée par l'émetteur est complète, claire, cohérente et pertinente.
Il s'assure également que les conseillers de l'émetteur, notamment les commissaires aux comptes, le conseiller financier et le conseiller juridique, ont exercé les diligences nécessaires pour s'assurer de la fiabilité de l'information diffusée.
Le CDVM ne se prononce donc pas sur l'opportunité des opérations d'appel public à l'épargne ni sur la qualité de la situation des émetteurs.
Le visa du CDVM ne constitue pas une garantie de la qualité du placement objet de la présente note d'information ni de la réussite de l'opération envisagée.
Aussi, avant toute souscription, le CDVM recommande vivement aux investisseurs de lire attentivement la note d'information mise gratuitement à leur disposition et de bien évaluer les risques liés à l'investissement qui leur est proposé.
Le CDVM rappelle également aux investisseurs qu'un investissement en valeurs mobilières comporte des risques et que la valeur de l'investissement est susceptible d'évoluer à la hausse comme à la baisse sous l'influence de facteurs internes ou externes à l'émetteur. |
Comment suivre la santé financière d'une société cotée dans laquelle j'ai investi ? |
Afin de répondre aux attentes des investisseurs en matière d'information, les sociétés faisant appel public à l'épargne sont tenues de publier dans un journal d'annonces légales, trente jours calendaires avant la réunion de l'assemblée générale des actionnaires, leurs états financiers relatifs à l'exercice écoulé en même temps que l'avis de convocation à ladite assemblée.
A compter de cette convocation, ces sociétés doivent mettre à la disposition de leurs actionnaires, aux fins de consultation au siège social, certains documents, dont notamment, l'inventaire des éléments de l'actif et du passif, les états de synthèse, le projet d¿affectation des résultats, le rapport de gestion du conseil d'administration ou du directoire sur l'exercice écoulé et le rapport des commissaires aux comptes.
Ces émetteurs sont tenus également de publier dans les vingt jours suivant la date de la tenue de ladite assemblée générale les états de synthèse accompagnés du résumé du rapport des commissaires aux comptes y afférents.
En outre, les sociétés faisant appel public à l'épargne dont les titres sont cotés en bourse doivent publier dans un journal d'annonces légales, au plus tard, dans les trois mois qui suivent la clôture de chaque semestre de l'exercice, l'indication du montant du chiffre d'affaires comparé à celui du semestre précédent et à celui du semestre correspondant de l'exercice écoulé ainsi qu'une situation provisoire du bilan arrêté au terme du semestre écoulé. Ces documents doivent être accompagnés d¿une attestation des commissaires aux comptes certifiant la sincérité desdits comptes.
Les sociétés cotées sont également tenues de divulguer, par voie de communiqué de presse, dans un journal d'annonces légales aussitôt qu'elles en ont pris connaissance, tout fait intervenant dans leur situation commerciale, technique ou financière pouvant avoir un impact significatif sur les cours en bourse de leurs titres.
Par ailleurs, l'investisseur a toujours la possibilité de recourir à un conseiller financier afin d'évaluer correctement la santé financière de l'émetteur. |
Quelle est la différence entre une Société d¿Investissement à Capital Variable (SICAV) et un Fonds Commun de Placement (FCP) ? |
La SICAV est une société anonyme qui a pour objet exclusif la gestion d¿un portefeuille de valeurs mobilières et de liquidités, dont les actions sont émises et rachetées à tout moment à la demande de tout souscripteur ou actionnaire, à un prix déterminé.
Le FCP est, en revanche, une copropriété de valeurs mobilières et de liquidités qui ne peut s'autogérer elle-même. Elle est gérée par une société tierce appelée établissement de gestion. Le FCP n'a pas de personnalité morale.
Ni les actions émises par les SICAV, ni les parts des FCP ne sont cotées en bourse. La principale différence pour l¿investisseur réside dans le fait qu'en tant qu'actionnaire de la SICAV, il participe à la vie de celle-ci par le biais des assemblées générales (approbation des comptes, fusion, scission, désignation des administrateurs), alors qu'en tant que porteur de parts d'un FCP, il ne participe à aucune décision concernant la co-propriété. Toutes les décisions sont du ressort de l'établissement de gestion. |
Que faire avant de souscrire à des parts ou actions d'OPCVM ? |
Toutes les informations concernant un OPCVM sont contenues dans une note d'information visée par le CDVM et mise à la disposition des souscripteurs auprès des établissements qui reçoivent les souscriptions.
Une fiche signalétique, comprenant un résumé de la note d'information est également mise à la disposition des souscripteurs. Il faut savoir qu'une souscription n'est pas réalisée au moment de la remise du bulletin de souscription dûment rempli, ni à la valeur liquidative affichée au même moment. Elle n¿est effectuée qu'après le calcul de la prochaine valeur liquidative.
Certains OPCVM prévoient que la souscription n'est effective qu'après réception des fonds (en cas de paiement par virement ou par chèque). |
Existe-t-il des OPCVM sans risque ? |
Non, il n'y a pas d'OPCVM sans risque. Le portefeuille des OPCVM est constitué de valeurs mobilières (actions, obligations) et de liquidités : le risque lié à l'investissement en part d'OPCVM est donc celui du portefeuille de l'OPCVM en question.
La classification des OPCVM a été créée en vue de renseigner sur les risques encourus lors d¿un investissement en parts d'OPCVM. Il existe aujourd'hui quatre catégories d'OPCVM: OPCVM Actions, OPCVM Diversifiés, OPCVM Obligations et OPCVM Monétaires (par degré d'exposition au risque action décroissant).
En règle générale, plus un OPCVM contient d'actions, plus le risque est élevé et plus l'espérance de gain est importante.
Toutefois, un OPCVM peut être accompagné d'un contrat d'assurance permettant de faire supporter à l'assureur le risque d¿une contre-performance, moyennant le paiement d¿une prime. |
Comment choisir de manière optimale la catégorie d'OPCVM dans laquelle je peux investir ? |
Les OPCVM sont des instruments d'épargne. Les premiers critères sont donc reliés à votre épargne : son montant, son poids dans vos finances, ses objectifs.
Après ces trois critères "objectifs", il est nécessaire de prendre en considération un certain nombre de facteurs plutôt "subjectifs" : votre connaissance du domaine financier, votre degré d'aversion au risque, votre horizon de placement (relié aux objectifs).
Enfin, les derniers critères devront prendre en considération l'état des différents marchés en question (actions et obligataire), les anticipations d'évolution de ces marchés et de l'économie en général, les performances passées des différentes catégories d'OPCVM existantes sur le marché marocain.
Il faut garder à l¿esprit, qu'en règle générale, plus un OPCVM contient d'actions, plus le risque est élevé et plus l'espérance de gain est importante. A partir de ces différents éléments et en étroite collaboration avec votre conseiller financier, vous pourrez choisir la ou les catégories d'OPCVM dans lesquelles vous comptez investir. |
Quel est le coût d'une souscription à des parts d'OPCVM ? |
Le prix d'acquisition de parts d'OPCVM est égal au nombre de parts multiplié par la prochaine valeur liquidative majorée de la commission de souscription.
Cette commission de souscription, qui est souvent négociable, ne peut être supérieure à 3% de la valeur liquidative.
En général, elle est destinée à rémunérer le service offert par le commercialisateur et à couvrir les frais de transactions nécessaires à l'OPCVM pour investir le montant de la souscription en titres. |
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